Paul Thiébault,
Journal des opérations militaires et administratives des siège et blocus de Gênes…
(1846-1847)
“ Une circonstance eût été de nature à embarrasser un chef ordinaire : nos troupes, en effet, manquaient de cartouches. Le lieutenant-général y suppléa par l'ordre d'aborder l'ennemi à la baïonnette, et par la défense, sous peine de mort, de tirer un coup de fusil. A dix heures du matin, les colonnes d'attaque s'ébranlèrent. Un torrent à franchir formait un premier obstacle et ne ralentit pas le mouvement de nos braves; des sentiers étroits, sinueux et escarpés, conduisaient seuls à la position de l'ennemi, et ces nouvelles difficultés ne servirent qu'à exalter leur ardeur. ”

