Laurent de Gouvion-Saint-Cyr

Élements biographiques

Portrait de Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Mémoires pour servir à l'histoire militaire sous le Directoire… (1831)

Saint-Cyr laissa sa réserve masquée dans le ravin de la Sturla. Le chemin par où Darnaud devait marcher était creux et bordé de murs qui servent de clôture à des jardins ou des maisons de campagne : c'était un vrai défilé, et l'on en trouve beaucoup de ce genre dans les environs de Gênes. On espérait qu'en dépostant de la marine la gauche de l'ennemi, en le privant de l'appui des vaisseaux russes, en tournant enfin cette gauche, pendant que Gauthrin, par son attaque sur Torriglia, tournerait sa droite, on éviterait de le combattre sur une position aussi
forte que celle de Monte-Fascio
Source : Gallica

Portrait de Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Mémoires pour servir à l'histoire militaire sous le Directoire… (1831)

Observons en outre que l'armée autrichienne, à l'ouverture de la campagne, se trouve placée en échelons, ordre que je regarde comme le plus défectueux, soit qu'on veuille agir offensivement, ou rester sur la défensive; cette manière de cantonner les troupes ne convient que pour les faire vivre plus commodément, lorsqu'elles ne doivent point opérer; mais avant d'agir, cet ordre vicieux doit être rompu, pour prendre une ligne parallèle à celle de l'ennemi, et n'avoir pas des troupes rapprochées de lui, et partant trop exposées, tandis que d'autres sont trop éloignées pour être d'aucun secours.
Source : Gallica

Portrait de Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Laurent de Gouvion-Saint-Cyr Mémoires pour servir à l'histoire militaire sous le Directoire… (1831)

Championnet jugeait que, tant que l'armée serait aussi disséminée, elle ne pourrait réussir à rien ; sa dissémination était en effet un très-grand mal , mais il n'était ni le seul ni le plus grand ; car quand une armée occupe un pays aussi dépourvu de subsistances que la Ligurie, que l'on est sans chevaux pour atteler l'artillerie, pour conduire les munitions et les vivres, que l'on se trouve sans cavalerie, sans argent pour payer la troupe à qui il est dû cinq à six mois de solde, on peut bien dire que cette armée est à la veille d'une désorganisation complète.
Source : Gallica

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