Laurent de Gouvion-Saint-Cyr,
Mémoires pour servir à l'histoire militaire sous le Directoire…
(1831)
“ Son adversaire avait son plan bien arrêté; beaucoup plus maître de ses actions qu'il ne l'était à la bataille de Novi, il voulait un combat de manœuvres, c'est-à-dire un combat en marchant, et non un combat de pied ferme, qui convient aux Allemands beaucoup plus qu'aux Français; quoique placé naturellement sur la défensive, il voulait prendre l'offensive, qui est encore plus dans le caractère et le génie de ces derniers. Sans cavalerie et sans artillerie, la plaine où se trouvait l'ennemi ne pouvait pas être son champ de bataille, il fallait l'attirer sur un terrain favorable à l'infanterie ”
