Henri Le Pointe, Gloires et légendes : histoire militaire de la France racontée par ses drapeaux de 1792 à nos jours (1911)
“ Junot mit à profit le moment de répit que lui donna la surprise de ses nombreux adversaires pour rétablir les rangs et surtout ceux de la cavalerie, qui, n'ayant pas un feu aussi redoutable à opposer que celui de l'infanterie, avait reçu le choc des chevaux ennemis et y avait résisté avec une fermeté digne des plus grands éloges. L'ennemi, revenu de son premier étonnement et fort de sa supériorité, ne tarda pas à recommencer l'attaque. Junot, en le voyant s'ébranler, rappela d'un mot à ses fantassins que leur sang-froid venait de les sauver et qu'il importait de le conserver. ”
