Résumé

Henri Le Pointe Gloires et légendes : histoire militaire de la France racontée par ses drapeaux de 1792 à nos jours (1911)

Junot mit à profit le moment de répit que lui donna la surprise de ses nombreux adversaires pour rétablir les rangs et surtout ceux de la cavalerie, qui, n'ayant pas un feu aussi redoutable à opposer que celui de l'infanterie, avait reçu le choc des chevaux ennemis et y avait résisté avec une fermeté digne des plus grands éloges. L'ennemi, revenu de son premier étonnement et fort de sa supériorité, ne tarda pas à recommencer l'attaque. Junot, en le voyant s'ébranler, rappela d'un mot à ses fantassins que leur sang-froid venait de les sauver et qu'il importait
de le conserver.
Source : Gallica

Henri Le Pointe Gloires et légendes : histoire militaire de la France racontée par ses drapeaux de 1792 à nos jours (1911)

Le village est pris, mais de nouveaux renforts arrivent à l'ennemi qui nous déloge de Valleggio. Trois fois le bourg est pris et repris par nous et les Autrichiens. Chaque rue, chaque maison est le théâtre d'une lutte sanglante et héroïque de part et d'autre. La lutte dura ainsi jusqu'à la nuit qui vint mettre un terme à cette furieuse mêlée. Valleggio devenait définitivement notre possession et les Autrichiens, profitant de l'obscurité, se mettaient en retraite, abandonnant de nombreux prisonniers aux braves soldats de la 52e demi-brigade et des régiments de la division Boudet.
Source : Gallica

Henri Le Pointe Gloires et légendes : histoire militaire de la France racontée par ses drapeaux de 1792 à nos jours (1911)

Nos soldats se retirent alors dans une sorte de redoute, où il n'y avait comme artillerie qu'une pièce de canon. Bientôt, ils s'y voient assiégés par les masses arabes qui les entourent.
De minute en minute, le cercle d'investissement se resserre et l'audace de l'ennemi ne connaît plus de bornes. Des Arabes gravissent les parapets de la redoute et renversent les sacs à terre qui la garnissent, mais nos chasseurs, sans se laisser intimider par leur nombre, les attendent de pied ferme, les tuant à coups de baïonnette pour ménager leurs cartouches.
Source : Gallica

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