Résumé

L'Epopée nationale. Napoléon .… (1894)

Tous nos officiers supérieurs, tous nos généraux d'élite sont hors de combat; l'armée d'Italie, réduite à une poignée de mondé, est épuisée. Les héros de Millesimo, de Lodi, de Castiglione, de Bassano sont morts pour leur patrie, ou sont à l'hôpital. Il ne reste plus aux corps que leur réputation et leur orgueil.
Joubert, Lannes, Lamare, Victor, Murât, Charlet, Dupuis, Rampon, Pigeon, Menard, Chabrand sont blessés. Nous sommes abandonnés au fond de l'Italie ; ce qui me reste de braves voit la mort infaillible, au milieu de chances si continuelles et avec des forces si supérieures.
Source : Gallica

L'Epopée nationale. Napoléon .… (1894)

« Le général en chef se porta avec tout son état-major à la tête de la division d'Augereau, il rappela à nos frères d'armes qu'ils étaient les mêmes qui avaient forcé le pont de Lodi. Il crut s'apercevoir d'un moment d'enthousiasme et voulut
en profiter. Il se jette à bas de son cheval, saisit un drapeau, s'élance à la tête des grenadiers et court sur le pont en criant : « Suivez votre général! » La colonne s'ébranle un instant, et l'on était à trente pas du pont lorsque le feu terrible de l'ennemi frappa la colonne, la fit reculer au moment même où l'ennemi allait prendre la fuite.
Source : Gallica

L'Epopée nationale. Napoléon .… (1894)

Ce mouvement est fait avec tant d'impétuosité et d'à-propos, qu'au moment où la redoute est forcée, cet escadron se trouvait déjà pour couper à l'ennemi toute retraite dans le fort. La déroute est complète; l'ennemi, en désordre et frappé de terreur, trouve partout les baïonnettes et la mort. La cavalerie le sabre, il ne croit avoir de ressource que dans la mer; 10,000 hommes s'y précipitent : ils y sont fusillés et mitraillés. Jamais spectacle aussi terrible ne s'est présenté. Aucun ne se sauve, les vaisseaux étaient à deux lieues dans la rade d'Aboukir.
Source : Gallica

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