Résumé

Levasnier Combats, batailles et victoires des Français… (1862)

Mais, soldats, il ne faut pas vous le dissimuler, vous n'avez rien fait, puisqu'il vous reste encore à faire : ni Turin ni Milan ne sont à vous. Vous étiez dénués de tout au commencement de la campagne; vous êtes abondamment pourvus. En est-il entre vous dont le courage s'amollisse? Non, il n'en est point parmi les vainqueurs de Millesimo, de Dego et de Mondovi. Tous brûlent de porter au loin la gloire du peuple français ; tous veulent dicter une paix glorieuse qui indemnise la patrie des sacrifices immenses qu'elle a faits.
Source : Gallica

Levasnier Combats, batailles et victoires des Français… (1862)

Napoléon, qui,
du centre, dirigeait tous les mouvements de l'armée française, combattit de sa personne dans cette circonstance importante qui devait décider de l'issue de la bataille. On l'entendit, plus d'une fois au milieu du feu, exciter et redoubler l'ardeur des soldats par les mots qu'il leur adressait. « Conservez cette bravoure qui vous a valu le titre d'invincibles, » disait-il à un régiment. « Braves soldats, » criait-il à un autre, le 9e de ligne, « souvenez-vous qu'à Wagram vous étiez avec moi, lorsque nous enfonçâmes le centre de l'ennemi ! »
Source : Gallica

Levasnier Combats, batailles et victoires des Français… (1862)

Le maréchal Soult a coupé entièrement la droite de l'ennemi qui se regarde comme à demi battue.
Le prince Murat s'ébranle avec sa cavalerie; la gauche, commandée par le général Lannes, marche en échelon par régiment comme à l'exercice. Une canonnade épouvantable s'engage sur toute la ligne; deux cents pièces de canon et près de deux cent mille hommes faisaient un bruit affreux : c'était un véritable combat de géants. Il n'y avait pas une heure qu'on se battait, et toute la gauche de l'ennemi était coupée.
Source : Gallica

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