Résumé

Frédéric Lullin de Châteauvieux Mémoires de Napoléon, écrits sous sa dictée a Sainte-Hélène… (1829)

M. Pitt la refusa, et jamais homme d'état n'a fait une plus lourde faute ; car ce moment a été le seul où les alliés auraient pu la conclure avec sécurité: car la France, en demandant la paix, se reconnaissait vaincue ; et les peuples se relèvent de tous les revers, si ce n'est de consentir à leur opprobre.
M. Pitt la refusa. Il m'a sauvé une grande faute, et il a étendu l'empire de la révolution sur toute l'Europe ; empire que ma chute n'est pas même parvenue à détruire.
Source : Gallica

Frédéric Lullin de Châteauvieux Mémoires de Napoléon, écrits sous sa dictée a Sainte-Hélène… (1829)

A trois heures après midi, la victoire était pour nous de ce côté contre Blücher et Bernadotte, ainsi que du côté où se trouvait Napoléon contre la grande armée. En cet instant, l'armée saxonne, infanterie, cavalerie, artillerie, et la cavalerie wurtembergeoise passèrent à l'ennemi. Cette noire trahison, non-seulement mit du désordre dans nos lignes, mais livra à l'ennemi le débouché important, confié à ces lâches qui poussèrent l'infamie jusqu'à tourner aussitôt leurs quarante pièces de canon contre la division Durutte.
Source : Gallica

Frédéric Lullin de Châteauvieux Mémoires de Napoléon, écrits sous sa dictée a Sainte-Hélène… (1829)

« Soldats ! c'est le soleil d'Austerlitz ! » s'écrie avec enthousiasme Napoléon , et au signal donné par un coup de canon, nos soldats s'élancent au pas de charge sur l'ennemi.
Deux redoutes sont enlevées par les divisions Compans et Gérard. En vain les Russes s'efforcent de les reprendre, ils échouent dans cette terrible lutte, et comblent les fossés de leurs morts et de leurs blessés.
Source : Gallica

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