Paul-Émile Debraux, Histoire du prisonnier de Sainte-Hélène… (1831)
“ C'est sur ces monts escarpés, au milieu de ces précipices, que s'avance l'armée de l'Annibal Français, portant son artillerie, ses munitions et ses vivres. Dans les lieux les plus difficiles, le pas de charge se fait entendre ; les bataillons entonnent des chants guerriers, et les obstacles sont bientôt vaincus. Si quelque soldat s'éloigne imprudemment de la ligne étroite, que l'on s'est tracée, il est infailliblement englouti. C'est dans la neige sur laquelle il marche que le soldat trempe son biscuit pour se désaltérer, c'est en chantant qu'il se délasse de ses fatigues. ”
