Gustave IV de Suède

Définition et enjeux

A. Geffroy Revue des Deux Mondes

À chaque pas dans cette triste histoire des règnes de Gustave IV et de Charles XIII, au moment où ses rois l’entraînent contre nous, à l’heure même où Napoléon, dans l’égarement où le pousse sa rivalité ardente contre l’Angleterre, jette la Finlande à la Russie et se montre tout prêt à la sacrifier elle-même, on verra la Suède manifester encore, en dépit de tous ses malheurs, sa haine pour la domination ou l’alliance de Saint-Pétersbourg et ses sympathies invincibles pour la France.
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A. Geffroy Revue des Deux Mondes

Tout le fruit du règne de Gustave III est perdu ; cet habile monarque, dont il est trop souvent de mode à Stockholm de médire, parce qu’il s’appuyait sur la politique et les idées françaises, avait du moins accompli deux utiles desseins : il avait renversé, malgré la Prusse et la Russie, la constitution de 1720, qui présageait à la Suède le sort de la Pologne, et il avait porté les armes suédoises jusqu’à quelques lieues de Saint-Pétersbourg, qu’il avait fait trembler.
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A. Geffroy Gustave III et la Cour de France

Voilà en face de quels dangers de toute sorte Gustave III multipliait ses imprudences. Obsédé par de vains fantômes, il n’apercevait pas les pièges qui lui étaient tendus, ou bien il se précipitait, pour échapper, vers d’autres abîmes. Cette démocratie enthousiaste qu’on a vue naître et grandir en Suède, il l’irritait par son défi éclatant envers la révolution française, comme il avait jadis irrité la noblesse en lui arrachant son ancienne puissance.
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