A. Geffroy, Gustave III et la Cour de France
“ Gustave l’avait renversée non pas pour s’affranchir lui-même et dominer en maître, mais pour commencer sans doute un beau règne, qui, répondant à l’idéal rêvé par le XVIIIe siècle, serait le règne de la justice et de la philosophie. L’organisme usé de la société française, auquel présidait le vieux roi Louis XV, paraissait voué à une dissolution prochaine, tandis que le jeune souverain du Nord, s’emparant des forces vives, allait régénérer un peuple. La révolution suédoise avait encore l’avantage d’opposer à la déplorable défaite de la Pologne une contre-partie brillante. ”
