Résumé

A. Geffroy Gustave III et la Cour de France

Gustave l’avait renversée non pas pour s’affranchir lui-même et dominer en maître, mais pour commencer sans doute un beau règne, qui, répondant à l’idéal rêvé par le XVIIIe siècle, serait le règne de la justice et de la philosophie. L’organisme usé de la société française, auquel présidait le vieux roi Louis XV, paraissait voué à une dissolution prochaine, tandis que le jeune souverain du Nord, s’emparant des forces vives, allait régénérer un peuple. La révolution suédoise avait encore l’avantage d’opposer à la déplorable défaite de la Pologne une contre-partie brillante.
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A. Geffroy Gustave III et la Cour de France

Il allait rencontrer à Florence deux personnages importans dont il croyait utile de se rapprocher : c’étaient l’empereur et le fameux comte d’Albany. Sans espérer du premier le profit d’une alliance, il était bien aise qu’on le vît avec lui, qu’on publiât dans les gazettes leurs entrevues, comme on avait publié, quelque temps auparavant, sa propre entrevue avec Catherine II. De ces rumeurs, semées dans le montrer diplomatique à l’opinion qu’il pourrait être, en de subites et graves circonstances, l’allié de l’empire comme celui de la Russie, Gustave III, estimait qu’il n’y avait pas loin.
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A. Geffroy Gustave III et la Cour de France

Sire, écrit bravement Mme d’Egmont, une chose m’afflige : ce sont les éloges que vous faites de notre roi. Si vous employez la politique avec moi, comment puis-je croire que vous me traitez avec l’amitié dont vous me flattez ? et si ce n’est pas politique, comment puis-je expliquer ce que vous me dites de sa bonté ? Ah ! la faiblesse seule l’arrête... Votre majesté m’accuse de ne pas aimer le roi. Hélas ! ce n’est pas ma faute, et le regret de ne pouvoir jouir des sentimens les plus nobles me fait seul soutenir avec tant de chaleur l’opinion que vous me reprochez...
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