Résumé

A. Geffroy Gustave III et la Cour de France…

Il fallait se montrer dans ce Paris que venaient visiter les rois, il fallait paraître au milieu de cette société polie qui prononçait des arrêts par-devant l’Europe : Gustave aspirait à connaître, à partager ses sentimens et ses plaisirs ; il voulait être adopté par elle. Dès le lendemain de son arrivée, il était au bal masqué de l’Opéra ; il s’empressa de visiter la vieille Mme Du Deffand, et se fit présenter dans les principaux salons parisiens, où se rencontraient, mêlés au grand monde, les hommes de lettres et les philosophes.
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A. Geffroy Gustave III et la Cour de France…

Nous travaillerons ensemble au bonheur et a la gloire des deux royaumes, nous préparerons à la Suède le destin le plus brillant ; mais il n’y a pas de temps à perdre : si le prince royal voulait faire le voyage absolument incognito, et sans suite, avec le sénateur Scheffer, que le roi de France aime, ce serait le mieux. Il faudrait partir tout de suite, sans que personne en sût rien, excepté le roi de France... » Après avoir rapporté ces paroles de Choiseul, Creutz ajoute : « Je reverrai donc un prince adoré ! » Gustave lui-même croyait toucher à l’accomplissement de tous ses vœux.
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A. Geffroy Gustave III et la Cour de France…

Le bel esprit marchant de pair avec la philosophie morale, on accueillait avec un grand empressement les théories et les maximes de pédagogie, solides ou vaines, quand elles étaient présentées sous une forme agréable et familière ; la faveur publique leur était surtout assurée s’il s’agissait d’une éducation de prince ou de roi, à qui l’on parût donner pour bases les mêmes principes d’égalité et de libéralisme auxquels toute l’Europe intelligente s’ouvrait alors.
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