Résumé

A. Geffroy La Suède sous le roi Charles XV

Les sociétés modernes n’ont rien inventé de plus parfait en vue du bon ordre si désirable en une telle sphère que l’institution du mariage civil, qui se concilie avec une entière indépendance religieuse. S’il n’est pas permis encore d’espérer pour la Suède qu’elle admette prochainement un tel progrès, bien que beaucoup de bons esprits en aient exprimé le vœu dans la diète, on ne saurait trop déclarer cependant, afin de ne pas donner le change, que le gouvernement et la représentation nationale sont tout prêts, chacun pour ce qui le concerne, à hâter l’heure d’une réforme vivement souhaitée.
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A. Geffroy La Suède sous le roi Charles XV

Si le roi paraissait en ville, on dételait sa voiture, on lui prodiguait les ovations dans les théâtres ; la nation tout entière, que nulle répartition factice ne divisait plus, était unie avec le souverain dans l’espérance d’un développement général et certainement fécond.
Quelles sont les conditions nouvelles de la représentation nationale en Suède ? Comment est constitué le droit de suffrage ? Jusqu’où s’étend-il ? Comprend-il les gens sans aveu, sans domicile réel, sans participation aux charges publiques ?
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A. Geffroy La Suède sous le roi Charles XV

C’est par cette pente que la Suède peut se voir entraînée vers l’arène où se débattent péniblement aujourd’hui plusieurs grandes nations cruellement partagées entre l’instinct conservateur et la promiscuité anarchique, entre l’esprit de progrès, de tradition libérale, et les rêves anarchiques du socialisme. Ce ne sont plus les grandes nations seulement qui souffrent de cette contagion redoutable ; elle s’étend avec une effrayante rapidité même à de petits peuples, que ne préserve pas leur prospérité relative.
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