Résumé

A. Bekludoff Revue des Deux Mondes

Grâce au sincère amour de la paix du roi Gustave V, grâce à l’intelligente et ferme politique de M. Wallenberg, grâce surtout à la parfaite droiture dont firent preuve, en toutes circonstances, le souverain et son ministre, le premier courant, celui de la neutralité, prévalut définitivement. Ce n’est qu’aujourd’hui, après que la longue et terrible lutte a pris fin, que l’on peut apprécier à sa juste valeur la sage et loyale conduite de ces deux hommes de bien, auxquels il est équitable d’ajouter encore un troisième nom, celui du leader des socialistes suédois, M. Branting.
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A. Bekludoff Revue des Deux Mondes

Croyez-vous possible pour notre ministère des Affaires Étrangères, pour Sa Majesté l’Empereur lui-même de consentir à cette troisième capitulation ?... — Oui, je comprends que ce serait dur pour vous ; mais pour nous ce serait impossible de reconnaître votre droit à protéger contre nous la Serbie. C’est impossible, impossible !... — Ecoutez, Reichenau, dis-je, pris d’une émotion profonde et sincère ; pensez, pensez bien à ce que vous faites. Vous déchaînez une guerre terrible, une lutte comme il n’y en a peut-être pas eu de pareille dans l’histoire.
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A. Bekludoff Revue des Deux Mondes

Que fait-on en ce moment à Berlin ? On est en train de déchaîner les plus terribles événements qui se soient jamais passés en Europe... — Mais nous ne voulons aucunement la guerre, je vous assure ; protesta M. de Reichenau. — Voyons, très franchement, mon cher collègue, est-ce que vraiment vous pouvez croire que c’est nous qui voudrions la guerre ? — Non, je ne le crois pas ; mais il n’est pas question de guerre ou de paix. Nous sommes fermement décidés à châtier cette fois les Serbes — die Friedensstoerer, — comme ils le méritent. Vous voulez l’empêcher.
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