Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 avril 1915

Naturellement, l’Italie revendique pour elle le plus gros, et c’est un droit que nous ne lui contestons pas ; mais se préoccuperait-elle de la Serbie et se montrerait-elle disposée à lui concéder la moindre part si elle croyait à la victoire de l’Allemagne et de l’Autriche, à la suite de laquelle la Serbie annihilée disparaîtrait de la carte de l’Europe ? S’il y a des négociations au sujet de la Serbie, et assurément il y en a, elles ne peuvent avoir lieu qu’avec les Alliés, c’est-à-dire avec l’Angleterre, la France et la Russie.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 avril 1915

De là leurs hésitations et leurs perplexités, qui ne feront peut-être pas l’édification de l’histoire, mais resteront très instructives au point de vue politique et moral. Ce n’est pas un reproche que nous leur adressons : il est tout naturel qu’ils ne songent qu’à eux ; mais à aucune autre époque, peut-être, on ne l’avait fait avec une plus complète absence de formes dont le respect humain s’enveloppait autrefois. C’est la politique du jour. La vérité n’a que faire de son puits, elle se montre nue sur la place publique.
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Il est impossible que l’Italie se fasse à cet égard la moindre illusion. Pourtant ses journaux ne parlent que de Trieste et de la rive orientale de l’Adriatique : c’est là, disent-ils, que sont les aspirations actuelles de l’Italie, c’est là qu’est son avenir. Sans doute et si nous étions Italien, nous ne penserions pas autrement. Mais alors, il faut renoncer à s’entendre avec l’Allemagne et l’Autriche sur de pareilles bases.
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