Francis Charmes

Élements biographiques

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes,  Revue des Deux Mondes

“ Le cours des choses a changé : mais si la France, une fois faite et devenue grande et forte, a eu le droit de s’engager dans des voies nouvelles, elle n’a pas celui de renier le passé et de méconnaître ce qu’elle a dû, pendant si longtemps, aux vieux souverains qui l’ont formée, province par province, et lui ont imprimé son admirable unité. M. le Comte de Paris était l’héritier, non seulement de leur gloire, mais de leurs passions généreuses : il aimait la France comme la création de ses ancêtres, comme une patrie dont l’histoire se confondait étroitement avec celle de sa race. ”
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’est pas douteux que l’idée d’empire, et non seulement l’idée, mais le mot lui-même, n’aient été pour quelque chose dans la dangereuse explosion des esprits. Le mot est sonore, les idées qu’il évoque sont immenses ; il faut remonter à la vieille Rome pour en comprendre le sens dans toute sa plénitude. Être un peuple énergique et fort, et gouverner un grand nombre d’autres peuples, c’est une ambition gigantesque, que Rome a réalisée jadis autour de la Méditerranée et que l’Angleterre, avec des moyens incomparablement supérieurs, s’est proposé de réaliser autour des océans. ”
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes,  Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 janvier 1915

“ L’Allemagne ne mourra pas d’une manière indigne en ce sens que son armée se bat bravement ; mais combien d’indignités n’a-t-elle pas accumulées ! Le sang qu’elle verse avec courage sur les champs de bataille ne la sauvera pas de la honte de tant de victimes innocentes qu’elle a sacrifiées, à la monstrueuse idée qu’elle s’est faite de la guerre et qui, à travers l’histoire, ne cesseront pas de crier contre elle justice et pitié ! ”
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