Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1915

M. Radoslavof s’est empressé de dire qu’il n’avait pas la moindre intention d’attaquer la Serbie, mais que, en présence des événemens qui se préparaient et qui pouvaient mettre en cause la sécurité de la Bulgarie, il avait jugé indispensable de passer de la neutralité pure et simple à la neutralité armée. Et c’était toujours la neutralité. Après les épreuves auxquelles la Bulgarie a soumis la crédulité de l’Europe, personne ne croit plus à sa bonne foi. Le roi Ferdinand, doublé de M. Radoslavof, ne saurait obtenir aujourd’hui un atome de confiance.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1915

L’impression, en France, est qu’on a perdu beaucoup de temps et qu’on serait inexcusable d’en perdre encore : nous aimons à croire que cette impression n’est pas seulement la nôtre et qu’elle est aussi celle de nos Alliés. Le jugement de l’histoire serait sévère pour nous si nous ne faisions pas tout ce qu’il faut pour empêcher l’écrasement de la Serbie, à laquelle nous devons beaucoup et qui, depuis le commencement de la guerre, a toujours été docile à nos conseils.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 30 septembre 1915

Quelques personnes en doutent ; d’autres, plus nombreuses, hésitent à croire que la canonnade de Semendria soit une simple démonstration : si elle n’est suivie de rien, la déception sera grande en Allemagne. D’autre part, les aviateurs qui surveillent la frontière serbe affirment que, aussi loin que la vue s’étend, on n’aperçoit encore aucune armée allemande et qu’il n’y a rien derrière les canons de Semendria. Il sera plus prudent de ne pas s’y fier ; ce qui n’est pas vrai aujourd’hui peut l’être demain.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature