Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 octobre 1915

Qu’ils se vantent quand ils étalent déjà devant nous ce tableau de leur grandeur future, nous le voulons bien; ils tournent tout au colossal ; ils suppriment le temps, les distances, toutes les difficultés qui ont jusqu’ici ralenti ou arrêté la marche des autres hommes ; mais qui pourrait dire que tout ici est illusoire, et que ces rêves à la Pyrrhus doivent nous laisser incrédules? Sans aller jusqu’à prendre les choses au tragique, il est prudent de les prendre au sérieux. La Serbie est aujourd’hui la pierre d’achoppement devant les pas de l’Allemagne.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 octobre 1915

Ainsi que, jusqu’au dernier moment, et même un peu après, sir Edward Grey n’a pas voulu croire que la Bulgarie ferait fi de l’union balkanique et attaquerait la Serbie, il ne veut pas admettre encore que la Grèce puisse séparer son sort de celui de cette même Serbie. N’y a-t-il pas, entre les deux pays, une communauté d’intérêts qui saute aux yeux et, si cela ne suffisait pas, n’y a-t-il pas un traité qui oblige l’un à voler au secours de, l’autre, s’il est attaqué par un tiers ?
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 octobre 1915

De la Russie nous savons peu de chose. Quant à l’Italie, si nous ignorons quel a été le langage de son gouvernement, celui de quelques journaux, notamment de ceux qu’il inspire, est tout le contraire d’une promesse, ou du moins d’une promesse immédiate. Plus tard, nous dit-on, on verra, on fera le possible; pour le moment, l’Italie ne croit pas pouvoir aider la Serbie d’une manière plus efficace qu’en prenant plus résolument l’offensive sur le front où elle combat dans le Tyrol et le Trentin.
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