Alphonse de Lamartine,
Souvenirs et portraits. Tome 1
(1871-1872)
“ Les Italiens, dans la décadence des mœurs sous les papes à Rome et sous les Médicis à Florence, et les Français après les Italiens, furent les premiers qui ouvrirent ces lices d'esprit dans des cours, dans des salons privés, où la conversation devint la seule fête des conviés. L'Italie les borna aux délices de la poésie et de l'amour, ces consolations des pays esclaves; la sociabilité française, vice et qualité de la nation, les multiplia et les étendit à tous les sujets, depuis la galanterie et la littérature jusqu'à la politique et à la philosophie. ”
