Résumé

Terrier Utilité de l'oeuvre des langues étrangères (1865)

Nous trouvons ainsi le moyen de faire plus de comparaisons, d'éclairer des points restés obscurs, de porter des jugements plus sûrs ; nous étendons, dans l'espace et dans le temps, le domaine de nos explorations ; nous faisons chez les peuples lointains, dans les siècles passés, dans toutes les régions du monde de l'intelligence, les voyages les plus faciles, les plus instructifs, les plus délicieux.
Il y a des traductions, sans doute, et nous devons rendre grâce à ceux qui se sont efforcés de faire passer dans notre langue les beautés des autres.
Source : Gallica

Terrier Utilité de l'oeuvre des langues étrangères (1865)

Heureux celui qui peut lire dans leur langue la plupart des grands écrivains de l'Europe ! L'Italie offre à son admiration ces poètes qui, par la grandeur réglée de leurs conceptions, par la puissance ou la richesse de leur imagination, par leur composition sage à la fois et hardie, par leur langue, tantôt forte et simple, tantôt gracieuse et souple, toujours mélodieuse et sonore, ont rivalisé avec les génies de l'ancienne Rome.
Source : Gallica

Terrier Utilité de l'oeuvre des langues étrangères (1865)

Les étrangers nous ont un peu dispensés d'étudier leurs langues en apprenant la nôtre. Non-seulement ceux qui viennent chez nous s'efforcent de la parler, mais il n'est pas de pays en Europe où l'on ne se pique de la savoir.
Ce n'est pas seulement la langue de la diplomatie, qui semble
avoir cherché dans la clarté et dans la précision du français une garantie contre les équivoques des diplomates d'autrefois: c'est aussi, et presque partout, celle des classes les plus éclairées, les plus polies, les mieux faites pour goûter les plaisirs délicats de la société.
Source : Gallica

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