Résumé

Jacques-Joseph Champollion-Figeac Discours d'ouverture et programme du cours de littérature grecque… (1810)

Rien enfin ne pouvait tromper ces oreilles attiques, appelées par Cicéron: Aures teretes et religiosoe. Les divers dialectes de la langue grecque participaient aussi de ses perfections : chacun d'eux avait ses beautés particulières; chacun d'eux se trouve exclusivement employé par des auteurs qui sont parvenus jusqu'à nous , et par-tout c'est cette même richesse de tours et d'expressions, par-tout c'est la même harmonie, par-tout enfin des beautés inimitables et inimitées. Quel est en effet le peuple qui parla comme les Athéniens ? Quel est l'idiome qui peut être comparé au dialecte attique ?
Source : Gallica

Jacques-Joseph Champollion-Figeac Discours d'ouverture et programme du cours de littérature grecque… (1810)

Tant qu'une autre langue ne se présentera pas avec les mêmes avantages, on peut dire qu'Homère ne sera pas traduit; on ne peut donc l'étudier et le connaître que dans sa propre langue : et cependant Homère est là pour l'instruction des siècles, et comme pour servir à jamais de type au goût le plus épuré, et de parallèle à toutes les productions du génie.
Source : Gallica

Jacques-Joseph Champollion-Figeac Discours d'ouverture et programme du cours de littérature grecque… (1810)

M ESSIEURS, DEux nations anciennes se distinguent éminemment par la supériorité qu'offrent les productions de leur littérature et de leurs arts; elles remplissent le monde policé de leur nom et de leur histoire. Le souvenir des Grecs et des Romains est attaché aux premières pages des Annales de l'Europe; l'Orient dégénéré leur ouvrit ses portes , les enrichit de ses dépouilles ; la terre entière fut un moment leur domaine, et sembla suffire à peine à leur ambition.
Source : Gallica

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