Résumé

Henri Hignard L'étude du grec dans l'éducation française… (1871)

Enfin dans des temps plus modernes qui durent encore, les sciences n'ont rien trouvé de mieux pour exprimer les faits nouveaux qu'elles découvrent, pour nommer les instruments qu'elles inventent, que de suivre le précepte d'Horace, de créer des mots formés d'éléments grecs. De là, dans la langue de la physique, de la médecine, de la critique, de la politique même, tant de mots qu'on ne peut bien comprendre sans avoir pris au moins une teinture du grec, et ce nombre augmente chaque jour.
Source : Gallica

Henri Hignard L'étude du grec dans l'éducation française… (1871)

Le grec, disent-ils, n'est pas une langue morte comme le latin, On le parle encore, non seulement à Athènes et dans la Grèce propre, mais sur toutes les côtes de l'Orient, et même dans plusieurs grandes villes de l'Occident, Venise, Marseille, Londres, où de nombreuses colonies de négociants grecs sont depuis longtemps fixées. Apprendre le grec, c'est apprendre une langue vivante, acquérir un moyen de communication toujours utile, souvent indispensable, avec un peuple de plusieurs millions d'hommes dont l'importance grandit chaque jour.
Source : Gallica

Henri Hignard L'étude du grec dans l'éducation française… (1871)

Et même pour ceux qui veulent étudier leurs livres, si souvent traduits et commentés, quelle nécessité de pâlir longtemps sur une langue qu'on ne saura jamais ? Telle est, Messieurs, cette question, de pure pédagogie en apparence, en réalité d'intérêt public, car la jeunesse, et en particulier celle des classes qui dirigent et mènent le monde, c'est l'avenir. Dans cet ordre d'idées, comme en tous les autres, il y a des radicaux qui veulent tout changer. Soit mépris du passé, soit haine du présent, soit utopie, ils répudient toutes les traditions ei rêvent un monde entièrement nouveau.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature