Henri Hignard À la mémoire de Francisque Baudrand… (1871)

Leur union, née de la vertu, ne cherchait que le règne de Dieu. Ils priaient ensemble, ils échangeaient leurs pensées intimes, ils étudiaient les mêmes livres, poursuivaient les mêmes desseins, entreprenaient les mêmes œuvres. Rappelez-vous, mes Frères, les folies de ces dernières années, tant d'intelligence dépensée en pure perte, tant de richesses abîmées dans des débauches insensées, tant d'âmes de jeunes hommes sur qui la patrie avait des droits et dont elle n'a plus retrouvé que l'ombre impuissante.
Source : Gallica

Henri Hignard L'étude du grec dans l'éducation française… (1871)

Enfin dans des temps plus modernes qui durent encore, les sciences n'ont rien trouvé de mieux pour exprimer les faits nouveaux qu'elles découvrent, pour nommer les instruments qu'elles inventent, que de suivre le précepte d'Horace, de créer des mots formés d'éléments grecs. De là, dans la langue de la physique, de la médecine, de la critique, de la politique même, tant de mots qu'on ne peut bien comprendre sans avoir pris au moins une teinture du grec, et ce nombre augmente chaque jour.
Source : Gallica

Henri Hignard À la mémoire de Francisque Baudrand… (1871)

De retour à Lyon, il reprit toutes les bonnes œuvres de sa première jeunesse; seulement, comme s'il comprenait que sa vie serait courte et qu'il fallait remplir surabondamment ses heures, il ajouta à son travail professionnel, travail dont son digne patron ne parlait jamais qu'avec la louange émue qui
vient du cœur, tous les ministères que peut remplir un homme instruit quand il se dévoue au service de Dieu.
Source : Gallica

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