Maurice Larrouy,
Les vagabonds de la gloire. III, Matelots aériens…
(1919)
“ Aucune barque, aucun bateau n'apparaissent audessous de nous dans le soir qui tombe. La vigilance des marins français défend qu'on s'approche ou s'éloigne de Corfou en dehors des heures de soleil, et la mer ne doit pas être troublée dans son sommeil. Nous voici de conserve, luttant de vitesse, en plein dans le chenal. Toutes choses nous apparaissent nettes et crues. Une universelle couleur de cuir fauve s'est épandue sur les terres et la mer. Les plages sablonneuses et les gais vallons de Corfou, les mornes estuaires et la montagne d'Épire sont dessinés comme un beau jardin de crépuscule ”
