Lion de Saint-Marc

Définition et enjeux

Portrait de Jules Lefèvre-Deumier Jules Lefèvre-Deumier Le Clocher de Saint-Marc

Les voilà dépouillés de leur antique gloire.
Tes vaisseaux ne vont plus, frétés par la victoire,
Vers les sources du jour, qui l’attendent en deuil,
Du lion de Saint-Marc désaltérer l’orgueil ;
Ses ailes vers le ciel ont beau s’étendre encore,
Elles ont oublié les chemins du Bosphore ;
Leur essor immobile atteste leur sommeil.
Comme une aigle captive à l’aspect du soleil,
Il regarde les mers autrefois son domaine,
Et tend de tout son poids la longueur de sa chaîne ;
Mais rien ne lui rendra son vol large et hautain,
L’esclavage est plus lourd que ses ailes d’airain.
Source : Wikisource

Marie Maréchal Sabine de Rivas (3e édition) (1877)

Ne trouvez-vous pas qu'il a tout à fait, en ce moment, la physionomie du lion de Saint-Marc?
— Je n'avais jamais remarqué, balbutia Léonard.
— Oh! mon ami, cela saute aux yeux. Le docteur a toujours eu une tête léonine, et ce n'est pas un mince éloge à lui faire. Mieux vaut ressembler au roi des animaux qu'à une chèvre comme Mmc Champion ou à une grenouille comme Mme Danney. Quant à notre divine veuve, c'est bien le lis doré au coucher du soleil, la belle Tadéamah du poëme persan.
Source : Gallica

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