Jules Lefèvre-Deumier,
Le Clocher de Saint-Marc
“ Les voilà dépouillés de leur antique gloire. Tes vaisseaux ne vont plus, frétés par la victoire, Vers les sources du jour, qui l’attendent en deuil, Du lion de Saint-Marc désaltérer l’orgueil ; Ses ailes vers le ciel ont beau s’étendre encore, Elles ont oublié les chemins du Bosphore ; Leur essor immobile atteste leur sommeil. Comme une aigle captive à l’aspect du soleil, Il regarde les mers autrefois son domaine, Et tend de tout son poids la longueur de sa chaîne ; Mais rien ne lui rendra son vol large et hautain, L’esclavage est plus lourd que ses ailes d’airain. ”
