George Sand,
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
(1854)
“ Je ne veux point que tu meures, et je te dis encore que je t’aime beaucoup. — Mais tu ne veux pas me promettre que je serai ton mari ? — Eh ! qu’est-ce que cela te fait, Mario, que je sois ta femme ? Tu ne sais pas seulement si tu voudras te marier quand tu seras en âge. — Ça me fait, Lauriane ! Je ne veux pas d’autre femme que toi, parce que tu es bonne et que tu aimes tous ceux que j’aime. Et, comme tu dis qu’on doit aimer son mari, je vois que tu m’aimeras toujours si nous sommes mariés : au lieu que, si tu es mariée avec un autre, tu ne penseras plus à m’aimer. ”
