Pierre Corneille,
Œuvres complètes tome 1
“ Mais purgez-moi l’esprit de ce petit souci, Et si vous vous aimez, bannissez-vous d’ici ; Car si je vous vois plus regarder cette porte, Je sais comme traiter les gens de votre sorte. Clindor. Me prenez-vous pour homme à nuire à votre feu ? Adraste. Sans réplique, de grâce, ou nous verrons beau jeu. Allez ; c’est assez dit. Clindor. Allez ; c’est assez dit.Pour un léger ombrage, C’est trop indignement traiter un bon courage. Si le ciel en naissant ne m’a fait grand seigneur, Il m’a fait le cœur ferme et sensible à l’honneur : Et je pourrais bien rendre un jour ce qu’on me prête. ”
