André-Robert Andréa de Nerciat,
Félicia
(1778)
“ Cette effusion de Sylvina ne me plut guère. Cependant je me tirai d’affaire avec un peu de fourberie. J’assurai que je souhaitais fort son bonheur avec le chevalier ; que sûrement je n’aurais point d’autres vues que les siennes, et que je n’avais pas pour lui plus d’amour que lui-même n’en avait pour moi. Il est aisé de se persuader ce que l’on désire. Sylvina, interprétant ce que je disais à son avantage, me fit des remerciements infinis et me renouvela les plus vives protestations d’amitié. ”
