Sylvanie

Définition et enjeux

Mme. E. de Pressensé,  Petite Mère

“ Sylvanie répandait la vie et la joie tout autour d'elle; il semblait que personne ne pût être malheureux dans son voisinage. Charlot aussi, sous cette douce influence, était content, de bonne humeur et prêt à rendre service. Il courait çà et là pour chercher tout ce que la ménagère lui demandait, et elle multipliait les commissions pour l'occuper. Il alla de lui-même cueillir des fleurs pour Petite mère qui les aimait tant.
— Demain, dit Sylvanie, s'il fait beau comme aujourd'hui tu pourras t'asseoir sous un arbre, mais pour le moment tu es mieux dans ton lit; le voyage est assez pour un jour.
”
Source : Gutenberg

Mme. E. de Pressensé,  Petite Mère

“ Sylvanie n'était pas fâchée d'avoir un peu de société; elle menait une vie assez triste avec sa grand'mère, et bien qu'elle ne s'en plaignît jamais, parce qu'elle était bonne et gaie, elle était heureuse de voir de jeunes visages autour d'elle. La maison était à l'écart et cachée dans un pli de terrain; de tous côtés, il est vrai, pour peu qu'on s'élevât sur la hauteur, on apercevait d'autres habitations, mais en regardant par la petite fenêtre on aurait pu se croire loin des humains.
Charlot, toujours prompt à parler, raconta à Sylvanie tout ce qu'il savait de leur vie.
”
Source : Gutenberg

Hippolyte Parigot,  Le Théâtre d’hier

“ Bacchante, Messaline, insoumise, féroce, frivole, vénale, elle est tout cela, créature excessive en tout, et pourtant inachevée, puisqu’elle n’aimera jamais, quoi qu’elle fasse, fermée qu’elle est à la passion, et même au plaisir, malgré ses furieux transports de tête et ses prurits imaginaires. Plus en dehors que Sylvanie, plus chercheuse de sensations, elle se démène parmi les curiosités scélérates, moins déesse, mais polaire comme elle, avec une secrète rage au cœur contre cette glace du sang, qui est son désespoir, son mystère, et sa force. ”
Source : Wikisource

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