Brada

Élements biographiques

Portrait de Brada Brada,  Retour du flot (1922)

“ Odette s’empressait autour d’elle.
— Tu vas tomber malade, tu t’occupes trop des autres.
Et elle aidait sa mère à se défaire, lui plaçait un coussin sous la tête, lui faisait respirer des sels. Dans un véritable bien-être, une détente exquise, madame Varèze se laissait dorloter.
Odette éprouvait pour l’instant comme une rancune vis-à-vis de d’Estanger ; elle devinait que d’une façon quelconque il avait troublé sa mère, qu’il était cause de l’émotion dont son visage portait l’empreinte ; et pour Odette, sa mère était son bien, sa chose, que nul ne devait agiter... qu’elle-même.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Brada Brada,  Isolée (1904)

“ Bonsoir, Nelly.
Leurs mains ne se cherchèrent pas ; la porte se ferma et Sylvaine se trouva seule.
Elle put alors reprendre haleine, essayer de comprendre ce qu’on venait de lui apprendre. Une pensée dominait toutes les autres : Albéric était perdu pour elle... perdu... Tout son être frémissait d’une sorte de répulsion, et le souvenir affreux d’Archie Elliot essayant de la presser dans ses bras la torturait. Le monde n’était donc que mal, que péché ?...
Alors, l’amour si doux, si pur, dont sa grand’mère l’avait entretenue, auquel elle avait cru, n’existait pas.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Brada Brada,  Jeunes Madames (1895)

“ Divin, vous retrouverez votre mandoline. Ah çà ! Didier, vous avez donc tous les instruments imaginables de musique chez vous ?
Et elle désigna de la main une harpe dressée dans un coin de la bibliothèque.
— Elle est morte, celle-là, madame, dit Didier, il ne reste plus que son enveloppe charmante ; son esprit est envolé, mais elle me plaît pour cela, comme le portrait d’une maîtresse qu’on a aimée.
— C’est vrai, dit le Divin, la harpe paraît toujours avoir une vie à elle-même ; j’écrirai un sonnet là-dessus.
— Très bien, Divin ; en attendant, déjeunons.
”
Source : Gutenberg

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