René Boylesve,
Le bel avenir
(1918)
“ A d’autres, passe encore! On n’en meurt pas, et le monde est si méchant qu’il faut bien s’y faire; mais, à vous, je ne peux pas souffrir qu’on dise de moi des horreurs. Je ne le peux pas; j’aime mieux mourir... Tout ce qu’on a pu vous dire est faux, monsieur Alex, faux, faux! Je vous le jure!...En criant: «Je vous le jure», elle leva la main comme pour prêter serment, et atteignit son chapeau qui pivota autour de l’unique épingle fixée en arrière, dans son lourd chignon.Alex sourit, en la voyant un peu décoiffée, et il regarda ses beaux cheveux d’un noir de jais et ses yeux bruns, humides. ”

