René Boylesve,
Feuilles tombées
(1927)
“ Les choses extérieures donnent de superbes et de vifs plaisirs ; j'admets qu'on aille jusqu'à ne pas se lasser de la contemplation d'une belle chose; mais la véritable joie ne peut provenir que de nous-mêmes; elle est un jaillissement qui s'épand sur les choses, mais qui ne saurait provenir uniquement d'elle ; elle n'est que dans la création. Aimer même, c'est moins subir le charme d'un être que le créer. L'amour est tout imagination, illusion. L'œuvre d'art n'est pas la beauté aux pieds de qui nous sommes à genoux, mais le poème que nous composons à l'occasion de telle forme. ”

