Crucifié

Définition et enjeux

Émile Laurent,  La Poésie décadente devant la science psychiatrique

“ Voilà que le spectre du Crucifié se dresse tout-à-coup devant lui, au détour d’une rue, « lui, le bon rouquin, le vagabond galiléen, avec sa gueule de désolé ». L’homme appelle « les gouapeurs, les pauvres morues » pour leur montrer le Fils de Dieu qui, comme autrefois, est « sans pieu, su’ l’pavé, sans feu ni lieu, comme eux, les mufles, comme elles, les grues ». Comme le Crucifié se tait, il s’avise tout-à-coup de sa tristesse et de sa pâleur ; l’émotion et les larmes le gagnent devant ce Dieu grelottant qui n’a sûrement ni bouffé ni dormi. ”
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Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand,  Une fête de Noël sous Jacques Cartier

“ Rappelez-vous donc le crucifix de Dom Anthoine. Voilà pour l'homme une saisissante image de la vie. La croix! Le crucifié en descend-il, au jour de Noël, pour se reposer dans sa Crèche?--S'en détache-t-il, à l'Ascension, pour remonter au ciel? A Pâques enfin, n'est-ce pas la croix du Vendredi-Saint avec son crucifié qui rayonne aux splendeurs de la résurrection?--Il est toujours cloué! Voilà le dernier mot de la vie! et la dernière raison de l'aumônier! ”
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Portrait de Jean Chrysostome Jean Chrysostome,  Œuvres complètes

“ Comme par elle-même la croix est quelque chose de triste, afin que vous ne rougissiez pas en faisant attention à la nature de la croix, mais que vous soyez satisfaits et joyeux en considérant la puissance du Crucifié ; voilà pourquoi Jésus-Christ montre toute sa force sur la croix. Non, ce n’est pas en ressuscitant les morts, en commandant à la mer, en menaçant les démons, mais crucifié, cloué, méprisé, injurié, outragé, bafoué, qu’il a pu fléchir et attirer à lui le cœur pervers d’un brigand. Voyez comme sa puissance éclate de toute part. ”
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