Émile Laurent, La Poésie décadente devant la science psychiatrique
“ Quand le délire est sur le point d’éclore, on dirait que l’énergie cérébrale du dégénéré est doublée ou triplée ; il devient actif, entreprenant ; sa parole devient facile et abondante ; son esprit s’ouvre à toutes choses ; ses idées s’élargissent ; en un mot toutes ses facultés s’exaltent et s’avivent. Au début de son délire, cette suractivité cérébrale persiste. Il n’est pas rare alors de voir des hommes presque sans instruction parler avec une certaine éloquence et écrire des pages pleines de couleur et de poésie. ”
