Eudore Évanturel

Résumé

Eudore Évanturel Premières poésies

Dans les environs de Québec, l’endroit le plus charmant où l’homme, que les exigences de sa profession appellent chaque jour à la ville, puisse jouir des splendeurs de nos trop courts étés, c’est l’île d’Orléans, fraîche oasis de bocages et de prés que les grandes eaux du fleuve étreignent avec amour. Les travaux de la journée finis, quelles délices de quitter la ville, poussiéreuse et embrasée, pour aller vous abreuver d’air pur et détendre sur l’herbe fraîche vos membres alourdis.
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Eudore Évanturel Premières poésies

Certes, c’est là de la poésie de genre et frappée au bon coin ! Cependant que M. Évanturel nous permette de formuler, en terminant, une espérance. À ne traiter que des sujets appartenant au fonds de poésie commun à tous les pays — l’amour et les scènes de mœurs — il s’expose à des comparaisons avec les maîtres français qui auront toujours sur nous l’immense avantage de manier la langue avec la plus habile facilité. Nous avons dans l’histoire de notre passé des traits, des récits et des motifs de tableaux admirables, qui sont une mine inépuisable d’un métal aussi riche que nouveau.
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Eudore Évanturel Premières poésies

Né sous le ciel de Londre un matin de brouillard,
J’aurais tenté, je crois, un moyen inutile,
Si le hasard n’eût fait qu’à dîner, entre mille,
Je me trouvasse à table en face du vieillard.
XI
C’était un pas de fait, moi qui rêvais conquête :
Et pourtant, je restais les yeux sur mon assiette,
Honteux comme un enfant qu’on vient de quereller.
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