Théophile Gautier,
Émaux et camées
“ Qui fouettait mes vitres fermées,Moi, j'ai fait Émaux et Camées. ”
Le terme « came » désigne un art de la gravure sur pierres précieuses, souvent associé à des motifs en relief, comme les camées ou les intailles. Ce thème a inspiré de nombreux auteurs, tels que Théophile Gautier, qui en fait un symbole de créativité dans Émaux et camées, ou Augustin d’Hippone, qui évoque le chemin comme métaphore de l’unité dans ses écrits.
Les textes de Francis Jammes et Alexandre Dumas illustrent également cette dualité entre l’objet matériau et sa dimension symbolique, tandis que les thèmes connexes comme l’agate ou le bas-relief soulignent son ancrage dans l’artisanat et l’esthétique.
Théophile Gautier,
Émaux et camées
“ Qui fouettait mes vitres fermées,Moi, j'ai fait Émaux et Camées. ”
Augustin d’Hippone,
''Œuvres complètes de Saint Augustin''
“ Et puisque nous parlons de chemin, imitons les voyageurs ; vous qui êtes en avant, attendez ceux qui sont en retard, et marchez tous ensemble. Qu’ai-je dit ? Que saluer en chemin, c’est saluer par occasion. ”
Alexandre Dumas,
Les Quarante-Cinq
“ Par où veux-tu que je commence ? — Par le commencement. Comment as-tu fait la route ? — Oh ! une véritable promenade. — Tu n’as pas eu de désagréments par les chemins ? — Moi ! j’ai fait un voyage de fée. ”
Francis Jammes,
Cinq Prières pour le temps de la guerre
“ Oui, vous êtes dans ce ciel visible, et vous êtes dans ma prière ; dans la plaine, et vous êtes dans mon corps ; dans la tranchée, et vous êtes au fond de mon âme. C’est vous qui rapprochez les êtres en vous rapprochant d’eux. ”
Adolphe Ribaux, Vers l'idéal : poésies, mirages… (1884)
“ LES vers! ah! si jamais ils ont gaîment chanté, Dans le bleu crépuscule ou l'aurore vermeille, Ainsi qu'un vol d'oiseaux légers, à mon oreille, Ami, c'est en ce jour où tu seras fêté ! Oh ! que ce jour soit doux, lumineux, enchanté, Que tout chagrin, pour toi, quelques heures sommeille, Et que, rosée ardente et pure et sans pareille, L'espérance vivace et la sérénité, 32 Vers l'Idéal. ”
“ Si tu avais été arrêté à terre, comment aurais-je fait ici, moi ? — Que voulez-vous, les distractions sont rares dans notre état ; l’idée de voir cette fête m’a souri, et mon bon ange m’a guidé, mon père ! ”
Antoine Rougier, La Voix de la sagesse
“ Indique la Voie, même indistinctement et perdu dans la foule, comme fait l’étoile du soir à ceux qui suivent leur chemin dans la nuit. Éclaire et réconforte le pélerin en peine et cherche celui qui en sait encore moins que toi. ”
Collectif, Lectures romanesques
“ C’est pourtant facile. Dans toute histoire, il y a un commencement, un milieu et une fin. À votre guise, monseigneur, je commencerai par la fin, c’est-à-dire par la voiture qui sort mystérieusement ; par le commencement, c’est-à-dire par les facéties de votre intendant Gille ; ou enfin, même, par le milieu, c’est-à-dire par certaine conversation où il s’agit de toutes sortes de choses et de gens, notamment de votre serviteur le chevalier de Pardaillan, conversation dans laquelle joua un rôle quelqu’un qui venait de la Bastille exprès pour vous en entretenir. ”
“ Là-bas à l’horizon vague de l’esprit. Maître, Sur la rive d’où je vois votre voile apparaître. Et dans mon âme que réconforte la clarté, Je regarde et j’adore Le rayonnement argenté Qui dans le crépuscule semble une aurore. ”
Ernest Serret, Les heures perdues (1866)
“ Oui, demandons des vers au poëte inspiré, A l'amant de la grâce et de la fantaisie, Au jeune homme surtout de son art pénétré, Car sa jeunesse seule est de la poésie. Les vers chantent le ciel, la terre, le printemps, Les derniers feux du jour, les lueurs de l'aurore, Le foyer qu'on chérit, la femme qu'on adore, La gloire, le génie et les faits éclatants, Et nos braves soldats moissonnés à vingt ans. ”
Hermès Trismégiste , Fragments du livre sacré intitulé la Vierge du monde
“ Le séjour qui vous attend est le ciel avec son cortége d’étoiles et ses trônes remplis de vertu. Si vous tentez quelque innovation contre mes ordres, je jure par mon souffle sacré, par cette mixture dont j’ai formé les âmes, et par mes mains créatrices, que je ne tarderai pas à vous forger des chaînes et à vous punir. ”
“ Est-ce rêve ? est-ce réalité ? Ce souvenir, si c’en est un, est si lointain et si vague ! Je crois me rappeler parfois une femme au visage angélique, qui penchait son sourire au-dessus de mon berceau. ”
Remy de Gourmont,
Lettres à l'Amazone
(1914)
“ Mais ceci m’indique bien que ce n’est pas le commencement. Le commencement est ce qui est le plus près de la lumière, ce qui sourit d’abord à la lumière, ce qui s’y baigne, y flotte, y nage, s’y épand avec une joie simple. ”
Paul Staffer, Un Humoriste allemande - Jean-Paul-Frédéric Richter
“ Étranger ! dans cette heure où s’écroulent dans les larmes et dans la mort les trônes des hommes et les arches de leurs ponts fragiles, un cœur libre et vrai vient t’interroger ; que le tien lui réponde avec franchise : Étranger ! la longue prière de l’homme a-t-elle été exaucée pour toi ? As-tu un ami ? ”
Charles-Théophile Féret,
Le Vers est immortel
“ Le poème forgé de ta chair sur l’enclume, Te vient de quel passé de Roi ou de Sylvain ? Un aïeul te possède et doucement te vainc. Le vers que tu croyais engendrer, tu l’exhumes. Et il te survivra. ”
Théodore de Banville,
Nous tous
“ Le vers ailé, le vers Meurt sur vos bouches. Les drames sont troublés Entre vos griffes, Et tous vous ressemble À des pontifes. Car, étant officiers D’académie, Tous vous officiez, L’âme endormie. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Se transporter d’un lieu à un autre, soit par son propre mouvement, soit par le secours d’une voiture. Ire, pergere, vadere, proficisci. Allons à l’église, au sermon. Il est allé en voyage. Il est plus sûr d’aller par terre que par mer. Le verbe aller est le seul irrégulier de la première conjugaison. ”
Émile Trolliet, La route fraternelle
“ Prenaient leur vol aimant vers des milliers de maux, Et portaient, tendre essaim de colombes en marche, Aux quatre coins du ciel des milliers de rameaux. IV Arche où sont appelés tous les hommes ; nacelle Qui se remplit toujours et jamais ne chancelle, Sur l’Océan du monde église universelle !! ”
“ Que celui qui lira ces vers écrits par moi, Prêtre, valet, soldat ou roi, Indifférent, ou bon dans son âme touchante, Humble ou superbe, jeune ou vieux, Qu’il se les grave bien et puis qu’il les lui chante. ”
Maxime Du Camp,
Paris bienfaisant
“ Dans l’espoir d’un bon accueil, je fais des vœux pour que Dieu vous accorde, monsieur et honoré maître, des jours purs comme le beau printemps, et que votre belle vie, remplie de bonnes œuvres, coule paisiblement comme un limpide ruisseau à travers une plaine fleurie. ”
Daniel Bernard, Les Virelais de Daniel Bernard (1865)
“ Le pré clans sa robe frissonne, Est-ce le souffle de l'automne ? Le pré blanchit, comme la mer, Est-ce la neige de l'hiver ? Est-ce le renouveau qui passe ? (Voici l'haleine de l'espace) Ou la vierge aux fils éclatants ? (Voici l'haleine du printemps !) 180 LES PRES MOUILLES Le pré muet sous la feuillée S'enveloppe d'herbe mouillée. Le souvenir plein de parfums S'enveloppe d'amours défunts. La fauvette tremble et s'enroue ; Le pré s'ajuste et se secoue. Comme un volage ses serments Le pré compte ses diamants. ”
Henri Duclos,
Voyage à travers les malentendus…
(1859)
“ Je termine, monsieur, en vous suppliant et tous ceux qui veulent sérieusement faire leur carême et leurs Pâques, d'éviter une illusion qui est trop facile, dans le chiffre des aumônes qu'on s'impose. La subtile avarice s'insinue au cœur et monte jusqu'à l'esprit, pour y jeter un voile et ôter la clairvoyance. ”
André de Guerne, Les Siècles morts
“ Disaient : — Hélas ! la voix du Très-Sage est pour nous Dont la raison psychique hésite, erre et défaille, Comme l’herbe marine aux mulets et la paille Aux poissons. L’ignorance égare nos esprits Et ton Verbe, Seigneur, Seigneur, est incompris ! ”
Jules Philippe, Les poètes de la Savoie (1865)
“ Le ciel s'ouvre à sa voix, et du saint sacrifice Sa prière s'élève aux pieds d'un Dieu propice. Sa bouche a prononcé le mot sacramentel ;Le pain n'est plus; le Verbe est présent sur l'autel. Il exauce son prêtre. Ouragans, mers, silence! Vagues, trombes, typhons, tombez en sa présence! Soudain le roi du jour, sous le ciel le plus pur, Montre son sceptre d'or sur son trône d'azur. Aux cris de désespoir, de terreur, de détresse, Succède un doux élan de pieuse allégresse. L'armée avec transport rend grâce à l'Eternel; La voix des flots s'unit au concert solennel. ”
Anatole France,
Les poèmes dorés
(1920)
“ Là, des couples troublés viennent s'entretenir Sous le marbre ou revit, fleur des anciennes races, Quelque dame de France au plaisant souvenir. Les mortes, en leurs temps jeunes et désirées, D'un frisson triste et doux troublent nos sens rêveurs; Et la fuite des jours, le retour des soirées Nous font goûter la vie avec d'âpres saveurs. ”
Jean Féron,
La valise mystérieuse
“ Pas ce soir, car aller jusqu’à l’endroit où j’ai déposé ces « choses » sacrées entre toutes, c’est loin, en revenir, c’est plus loin encore, de sorte qu’il faudrait trop de temps. J’ai, pour onze heures précises, un rendez-vous très important. ”
Oscar Wilde,
Le Portrait de Dorian Gray
“ Quand nous nous rencontrons — et nous nous rencontrons de temps à autre, quand nous dînons ensemble dehors, ou que nous allons chez le duc — nous nous contons les plus absurdes histoires de l’air le plus sérieux du monde. ”
Eugénie de Guérin,
Journal et fragments
(1865)
“ Déchirante apparition du passé : berceau et tombe. Je passerais la nuit ici avec toi sur ce papier; mais l'âme veut prier, l'âme te fera plus de bien que le cœur. Chaque fois que je pose la plume ici, une lame me passe au cœur. ”
Claudius Chervin,
Petit livre de lecture des écoles primaires
(1870)
“ Prie, afin que le père, et l'oncle, et les aïeules, Qui ne demandent plus que nos prières seules, Tressaillent dans leur tombe en s'entendant nommer, Sachent que sur la terre on se souvient encore, Et, comme le sillon qui sent la fleur éclore, Sentent dans leur œil vide une larme germer. ”
“ Pleurant sur la France, je demandais à Dieu d' abréger pour elle l'heure de l'expiation ; je répandais sur vous tous des trésors d'illusions, d'incertitudes qu'on appelle des espérances. Aujourd'hui mon âme est rassérénée. ”
Paul Verlaine,
Œuvres complètes de Paul Verlaine…
“ Et me voici semblable au chrétien près du port, Qui surveille les tout derniers écueils du monde, Non toutefois sans saluer à l’horizon Comme une voile sur le large au blanc frisson, Le souvenir des frais instants de paix profonde. ”
Pedro Calderón de la Barca,
Oeuvres dramatiques de Caldéron…
(1871-1873)
“ Je ne te demande que ce livre. Et vous autres, servez-lui d'escorte jusqu'à la sortie de la sierra. ALBERTO. — Je prierai le Seigneur de t'éclairer et de te faire connaître l'erreur dans laquelle tu vis. ”
Voltaire,
Correspondance, V (1749-1753)
“ Je ne sais, monsieur, ce que vous entendez par le fruit de mes veilles, dans le billet que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Je ne suis plus en âge de veiller, et encore moins de sacrifier mon sommeil à des bagatelles. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et, comme la veille, je levai ma tête et la baissai, et tournai mon cou et le retournai, et pirouettai sur moi-même et m’immobilisai, et regardai à ma droite et à ma gauche, mais sans réussir à trouver trace de l’expéditeur de cette charmante bienvenue. Et je me demandai : « Dors-tu ou ne dors-tu pas ? » ”
Jacques Normand, À tire-d’aile
“ L’emporter, d’une aile légère, Jusqu’à la tombe où vous dormez... Et là, sous des cieux embaumés, De cette graine voyageuse Puisses-tu germer et grandir Éternellement vigoureuse, Fleur bien-aimée et précieuse. ”
Emmanuel,
Apparition du Christ au calvaire de Verdelais…
(1872)
“ Voilà la MORT. 41 — Et j'entendis la création tout entière entrer dans une grande angoisse, et je vis la femme qui était arrivée après les autres et qui avait nom la PESTE se lever et dire à l'ange : Volez ! 42 — Et aussitôt toute la terre entra en langueur et tout ce qui vit dans l'eau et au fond des eaux. ”
Henri de Régnier,
Les Jeux rustiques et divins
“ Doux compagnons de son chemin Qui caressèrent la peau nue De son visage ou de sa main. Chaque Heure porte vers l’Année Qui le respire et le lui rend L’emblème de sa destinée, Fleur amère ou fruit odorant. ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Je commence à être au bout de mon courage et à ne plus dormir. Cher enfant, si tu ne viens pas tout de suite, écris-moi un mot de Paris. Je ne sais pas du tout où vous débarquerez. Comme c’est effrayant, cette grande traversée dont on ne peut rien savoir ! ”
Recueil de contes populaires slaves
“ Eh ! vas-y, toi, dans le monde ! lui dit son père. Nous verrons ce que tu en rapporteras, et si tu sauras mieux voyager que ton frère. Il le fit entrer dans sa chambre, lui donna, pour son voyage, une eau qui guérissait toutes les maladies, le bénit, et l’envoya courir le monde. ”
Jacques Arago,
Voyage autour du monde (Nouvelle édition précédée d'une introduction de Jules Janin…
(1882)
“ Ces quatre volumes (1) du Voijage autour du monde sont tout remplis de variété, d'intérêt, de passions infinies, d'incidents inattendus. Le dialogue, la narration, la description, le drame, la poésie, l'histoire, se donnent la main dans cette vaste arène, qui est le monde entier. ”
“ Vous-mêmes, par vos admirables trésors, vous ajoutez à la beauté, à la parure de la fille du Soleil. Ainsi, vos coursiers s’avancent pour tout embellir, ô (Dieux) adorables et dignes de louanges, et la voix (de la Prière) court au-devant de vous. 7. Que vos coursiers ailés et vigoureux, ô (dieux) Véridiques, vous amènent à nos offrandes. Que votre char, aussi rapide que la pensée, nous apporte une abondance toujours opulente, toujours conforme à nos désirs. ”
Prosper Mérimée,
H. B. : [Henri Beyle]
(1850)
“ Qu'un de nos amis meure en voyage, nous aurons un vif regret de ne pas lui avoir dit adieu au moment du départ. Un départ, une mort, doivent se célébrer avec une certaine cérémonie, car il y a là quelque chose de solennel. ”
“ Ô prêtres, augmentez la force, hâtez la marche de ce (dieu) robuste, brillant et rapide, qui répand ses trésors. 19. Il entre dans le bassin (des libations) ; tel qu’un héros, il s’empare de tous les trésors de la vache et du sacrifice. 20. Ô Indou, les enfants d’Ayou et les Dévas prennent ton lait, et donnent aux dieux ton miel enivrant. 21. Versez dans le vase (des purifications) , en l’honneur des dieux, le délicieux Soma, qui va nous ouvrir leur oreille. 22. Les Libations célébrées par nos chants coulent avec une heureuse abondance pour notre gloire et notre richesse. ”
Pierre César, Au moulin de la mort
“ Rarement il vient quelqu’un chez nous. Et si j’essaie de questionner les gens qui passent dans la vallée, ou on ne me répond pas ou les parents m’envoient dans ma chambre. Dites-moi, vous, si le monde est beau et grand ? ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ C’est le commencement de ton lignage. Après l’avoir lu jusqu’à Prime [62] , il me sembla l’avoir à peine commencé, tant il y avait de lettres dans ces petites pages. Je lus encore jusqu’à Tierce, et continuai à suivre les degrés de mon lignage et le récit de la bonne vie de ceux qui m’avaient précédé. Auprès d’eux, je n’étais qu’une ombre d’homme, tant j’étais loin de les égaler en vertu. En avançant dans le livre, je lus : Ici commence le saint Graal. Puis, le troisième titre : C’est le commencement des Peurs. Puis un quatrième titre : C’est le commencement des Merveilles. ”
Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Habitués à chercher au ciel le nœud des choses de la terre, tous, historiens, théologiens, moralistes, subordonnaient dans leurs formules la marche des événemens d’ici-bas à des péripéties venues d’en haut. ”
Prosper Mérimée,
Lettres à une inconnue
(1873)
“ Quant au cachet antique, vous en verrez une empreinte sur cette lettre, et il est à vos ordres, lorsque vous m’aurez dit où je dois vous le donner ; non, comment je dois l’envoyer. N’offensons pas l’eternal fitness of things. ”
Gaspard Deguerry,
L'oraison dominicale : sermons prêchés à la chapelle des Tuileries…
(1866)
“ Si je monte au ciel, vous y êtes; si je descends dans l'enfer, vous y êtes encore. Si je prends des ailes dès le matin, et si je vais demeurer aux extrémitésde la terre, votre main même m'y conduira, et ce sera votre droite qui me soutiendra. ”
Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand, La citoyenne Bonaparte (1914)
“ Nous nous embarquâmes la nuit même, et je remarquai que mes compagnons de voyage éprouvaient à peu près les mêmes sentiments de gêne et de tristesse. Le mystère qui enveloppait notre départ, le regret de quitter nos braves cama- rades, la crainte d'être pris par les Anglais et le peu d'espoir que nous concevions de revoir la France, peuvent expliquer ce mouvement de l'âme. ”
