Daniel Bernard, Les Virelais de Daniel Bernard (1865)
“ Derrière la foudre et l'orage Mieux vaudrait reposer là-bas. Car au revers de la tourmente Le printemps s'égaie et sourit. L'onde coule, l'arbre fleurit, L'arbre touffu, l'onde écumante. — Se peut-il que je me lamente? Le printemps s'égaie et sourit Au revers de cette tourmente. Or, il faudrait pour s'en aller Traverser la bise et la pluie. Dans une semblable folie Craindrais-tu pas de te mouiller ? Il faudrait pour nous exiler Traverser la bise et la pluie. Il le faudrait pour s'en aller. Le plaisir lointain n'est qu'un rêve ! — Chère, nous resterons ici. ”
