Paul Barbier, Pays natal. Gerbe beauceronne, poésies (1889)
“ Toute la plaine est blanche, Comme un grand voile blanc et comme un blanc linceul; Le ciel bas et brumeux vers l'horizon se penche; Nul bruit. Sur les sillons, le vent gémit tout seul. Les corbeaux effarés volent sous les nuages, L'aile lasse et cherchant de leurs yeux effrayés Si, sur cet océan houleux et sans rivages, Ils ne trouveront pas où reposer leurs pieds. Hier, quand le soir vint, la terre était dans l'ombre, De l'ombre sur son front, de l'ombre sur ses flancs, Et l'on ne sait comment la Nuit, ce spectre sombre, A, de ses noires mains, semé ces flocons blancs. ”
