Résumé

L'Abeille poétique du XIXe siècle… (1852)

Et je passe ma main sur ma tête brûlante ! Ma voix d'émotion devient toute tremblante, Et je dis à mon ange: « Oh ! parle, parle-moi!... » S'il ne faut que mourir pour être ton amie, » Va, tu peux à ton gré disposer de ma vie, » Car ma vie est à toi !
» Mais, hélas ! je ne suis qu'un enfant de la terre ! » Et toi, dont l'existence est un divin mystère, « Toi, que la brise endort dans un palais d'azur, « Pourras-tu bien m'aimer?.,. Oh! j'en ai l'espérance, » Fils des cieux, mon amour, parfumé d'innocence , « Doit plaire à ton coeur pur!
» Sois béni!...
Source : Gallica

L'Abeille poétique du XIXe siècle… (1852)

Acquis dans les tourments, le triomphe est plus beau L'art au feu de la foudre allumé son flambeau L'art lui-même est un culte, il a son fanatisme Sous les coups du martyre en son fier héroïsme, Chacun de ses élus noblement se débat Il doit vaincre et souffrir, sa vie est un combat. Et puis dans le bonheur l'âme nage amollie, Et, jouissant en soi, sur elle se replie Mais elle se retrempe au milieu des douleurs Et ses fruits les plus beaux ont mûri dans les pleurs. Du génie opprimé la splendeur se révèle En traversant l'orage il affermit son ailé.
Source : Gallica

L'Abeille poétique du XIXe siècle… (1852)

Elle a le saule vert qui penche ses rameaux, Elle a le rosier blanc qu'une abeille caresse, Et la prière tendre et le chant des oiseaux.
Tous les deux font rêver même l'indifférence A l'amour du penseur ils ont partout des droits, Ils sont pleins de sommeil, de paix et d'espérance ; Sur l'un veille une mère , et sur l'autre une croix.
Ils parlent tous les deux d'une aurore vermeille, L'un à l'enfant naissant, et l'autre à l'homme mort. Le berceau donne un monde à l'enfant qui s'éveille , La tombe donne un ciel au juste qui s'endort.
Source : Gallica

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