Alfred de Montvaillant, Roses et cyprès (1911)
“ Le bonheur est au ciel, mais l'épine du doute Ne barre-t-elle pas, quelquefois, notre route. Et le coeur, de douleur et d'espoir combattu, N'est-il pas quelquefois durement abattu ? Non, le chemin du ciel n'est pas semé de roses, Avec plus de faveur, enfant, on voit les choses, On croit que, descendant sur le vaste horizon, Un ange vous prendra sur l'aile d'un rayon, Que la terre, espoir vain, du ciel est plus voisine Que l'azur empourpré qui touche la colline. On la gravit, l'azur sur le rocher prochain Semble, comme à plaisir, jouer avec sa main ”
