Alfred de Montvaillant

Résumé

Alfred de Montvaillant,  Roses et cyprès (1911)

“ Le bonheur est au ciel, mais l'épine du doute Ne barre-t-elle pas, quelquefois, notre route. Et le coeur, de douleur et d'espoir combattu, N'est-il pas quelquefois durement abattu ? Non, le chemin du ciel n'est pas semé de roses, Avec plus de faveur, enfant, on voit les choses, On croit que, descendant sur le vaste horizon, Un ange vous prendra sur l'aile d'un rayon, Que la terre, espoir vain, du ciel est plus voisine Que l'azur empourpré qui touche la colline. On la gravit, l'azur sur le rocher prochain Semble, comme à plaisir, jouer avec sa main ”
Source : Gallica

Alfred de Montvaillant,  Roses et cyprès (1911)

“ Ah ! du temple éternel, le voile Se lèvera-t-il à nos yeux? Le sphinx du désert, sous l'étoile, Restera-t-il silencieux ?
Pour suivre cette route obscure Qui nous mène jusqu'au tombeau, N'a-t-on pas de boussole sûre, Quelque torche ou quelque flambeau ?
La science ne pourrait-elle Assouvir l'esprit anxieux ?... La Religion éternelle Seule a ce pouvoir merveilleux.
Dieu veut qu'on cherche sa lumière, Qu'on monte à son éclat vainqueur, Par la pureté, la prière, Non par l'esprit, mais par le coeur.
”
Source : Gallica

Alfred de Montvaillant,  Roses et cyprès (1911)

“ La prière et l'amour sont les deux pures ailes Qui leur ouvrent l'azur des sphères éternelles. Les enivrantes fleurs qui tombent de leurs mains Parfument sur leurs pas les terrestres chemins, Comme l'oiseau se livre à l'air pur qui l'enivre, Leur destin s'abandonne au doux bonheur de vivre. Leur souffrance est de voir en autrui la douleur. Un jour dans leur foyer vient s'asseoir le malheur; Pauvres fleurs que surprend l'horreur de la tempête, Sous les rigueurs du ciel elles courbent la tête. Comme on voit sous l'orage une fleur se flétrir, Le deuil les épouvante, et l'on les voit mourir. ”
Source : Gallica

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