Amélie Gex,
Feuilles mortes, Job, pages vécues…
(1894)
“ Une fissure, un trou d'où vint une lueur. Oh ! que de fois, le front ruisselant de sueur, Le coeur brisé, moulu, de douleur abîmée J'ai crié : C'est fini !... cette route est fermée. Rien, plus rien au-delà ! Tout est silencieux... Ceci n'est qu'une impasse ouverte dans les cieux. Va, redescends, oublie, enfante un autre rêve ; Aime, vis comme tous pour dépenser ta sève ; Puis couche-toi lassée au fond du noir tombeau. Ce que tu crois le ciel n'est qu'un leurre, un tableau, Un dôme constellé de soleils et d'étoiles Simple décor fixé sur de mouvantes toiles. ”
