Pièce monétaire

Définition et enjeux

Victor Bonnet Le Chancelier de l’Échiquier et son projet de monnaie internationale

Déjà aujourd’hui notre propre monnaie, nos pièces de 10 et 20 francs sont accueillies en Europe, même ailleurs, et font quelque peu l’office de monnaie universelle. Supposons que demain ce soit la pièce de 25 francs à laquelle on donne ce caractère en l’imposant d’un droit de 1 pour 100, tandis que les pièces de 10 francs et de 20 fr. continueraient à être frappées au droit actuel de 1/5 ; il n’est pas sûr que la première soit plus recherchée que les autres, et, si elle ne l’est pas, tout l’édifice de l’unité monétaire s’écroule immédiatement.
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Ottomar Haupt Traité des opérations de banque contenant les usages commerciaux… (1894)

L'unité monétaire est le SOLE à 100 centavos, pièce d'argent pesant 25 gr. au titre de 0.900, donc égale à notre pièce de 5 fr. On frappe aussi des monnaies d'or de 20, 10, 5, 2 et 1 soles au titre de 0.900, la pièce de 20 soles au poids de 32.258 gr., les autres en proportion. Les monnaies d'appoint sont de 50, 20, 10 et 5 centavos en argent.
Source : Gallica

Victor Bonnet La Question de L’or. — II. — Le Double étalon monétaire

Comment, avec la faculté qu’on a, qu’on ne peut pas enlever, de fondre et d’exporter la monnaie qui a le plus de valeur et le droit que possède le débiteur de payer avec celle qui en a le moins, l’une peut-elle servir de parachute à l’autre? Parce qu’on laisserait inscrit dans la loi que la pièce de 20 francs en or vaut quatre pièces de 5 francs en argent, se figure-t-on qu’on forcerait à l’échanger de cette façon, si l’argent venait à faire prime ?
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