Benjamin Guérard, Revue des Deux Mondes
“ Aurait-il été naturel et juste que la couronne employât gratuitement la fortune et les bras de ses vassaux et le service de ses officiers à la défense et au profit des communes ? Sans doute que des communes ont payé de fortes sommes au roi ; mais on doit faire attention qu’en ce temps-là le trésor royal n’était autre que le trésor public, et que, dans les cas dont je parle, l’argent qu’on pouvait y verser était d’ordinaire, pour le souverain, le prix légitime, la juste indemnité de sa protection, plutôt que le produit de ses extorsions, de ses rapines ou de sa vénalité. ”
