Jean Bruno

Résumé

Jean Bruno Les mangeurs de peuples... (1871)

Afin de faire mieux apprécier les pertes douloureuses et irréparables de ces nobles victimes, et la cruauté féroce des républicains à leur égard, je vais passer rapidement en revue les institutions monarchiques, en indiquant les trésors de bonheur et les sources de félicité qu'elles font naître autour d'elles.
Pour faire un civet, prenez un lièvre, dit la Cuisinière bourgeoise; pour faire un monarque, prenez n'importe qui ou n'importe quoi, dit le Code de la succession aux trônes, pourvu, toutefois, que ce n'importe qui ou ce n'importe quoi soit l'héritier apparent de la couronne.
Source : Gallica

Jean Bruno Les mangeurs de peuples... (1871)

Avec cette touchante confiance en ses sujets qui distingue un bipède entrôné, le monarque s'empresse de les débarrasser des millions en rupture de caisse qui traînent dans tous les coins des ministères, et il les emmagasine n'importe où, pourvu que ce ne soit pas dans son royaume.
Il sait, par une longue étude des vicissitudes monarchiques, que rien ne ressemble moins à l'aurore d'un règne, que son déclin, et il prend ses petites précauen conséquence.
Source : Gallica

Jean Bruno Les mangeurs de peuples... (1871)

Un souverain est d'abord roi pour lui, ensuite pour ses courtisans, quelquefois même pour ses fonctionnaires; mais il ne regarde le peuple que comme un troupeau dont le produit est nécessaire à l'entretien de son luxe et de ses maîtresses.
Louis XIV est peut-être le seul monarque qui ait eu le courage d'expliquer tout haut la royauté.
Source : Gallica

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