Alphonse Fresse-Montval

Résumé

Alphonse Fresse-Montval De l'opposition en 1830 , par Alph… (1830)

Le roi s'est réservé la première ; il déclare que la troisième n'émane que de lui, et il la délègue aux tribunaux ; enfin il appelle la chambre des pairs et celle des députés à exercer collectivement avec lui la seconde. Mais quand il dit qu'il se réserve la puissance exécutive, veut-il faire entendre qu'il l'exercera par lui-même ? nullement : quels que soient le génie et l'activité d'un souverain, ni cette activité ni ce génie ne suffiraient à un tel exercice, surtout dans un gouvernement aussi compliqué que la monarchie constitutionnelle.
Source : Gallica

Alphonse Fresse-Montval De l'opposition en 1830 , par Alph… (1830)

Lui conserver ces deux qualités en les maintenant dans un continuel et parfait équilibre, telle est la loi que doit observer religieusement tout publiciste que l'empire des circonstances, ou la puissance de sa vocation appelle à s'occuper des affaires politiques de son pays; or, en installant au timon de l'Etat le ministère qu'elle y désire, l'opposition ne détruirait-elle pas tout ce qui se trouve de monarchique dans la constitution de la France? Pour résoudre cette question, il faut d'abord constater comment la qualification de monarchie convient à notre gouvernement.
Source : Gallica

Alphonse Fresse-Montval De l'opposition en 1830 , par Alph… (1830)

La formation des deux chambres leur impose aussi, à l'égard de la royauté, l'accord le plus constant ainsi que le plus inaltérable. L'une de ces deux chambres est fille de la royauté elle-même ; et, dans ses souvenirs historiques , dans ses habitudes, dans ses intérêts les plus intimes et les plus chers, elle a de si puissantes raisons de demeurer inviolablement attachée au trône, qu'on n'aura jamais à craindre de le lui voir ébranler. D'éclatans et trop funestes exemples lui ont appris que son existence est inséparable de celle de la monarchie
Source : Gallica

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