Résumé

Martial Marcet de La Roche-Arnaud Dénonciation au Roi , lettre adressée à S. M. Charles X, et remise à Mgr le Dauphin le 15 août… (1829)

L'état, c'est moi, outrage indignement VOTRE MAJESTÉ au point de lui assurer qu'elle n'a que cinquante mille sujets dévoués et fidèles, et ose accuser le reste de la nation, c'est-à-dire, plus de trente millions de Français, de manquer à l'honneur, à la soumission, au Roi. SIRE, si le peuple vous doit obéissance, vous lui devez aussi toute justice et tout appui.
Source : Gallica

Martial Marcet de La Roche-Arnaud Dénonciation au Roi , lettre adressée à S. M. Charles X, et remise à Mgr le Dauphin le 15 août… (1829)

La faiblesse, l'emportement, le dépit, la cupidité, l'esprit de parti se disputent tour à tour le droit de faire des lois, et l'on se fait un jeu del'art difficile de gouverner les hommes. Le peuple voit tout cela et ne dit rien encore. On dirait qu'il n'attend que les dernières entreprises de ceux qui veulent l'opprimer, moins par ambition que par une lâche avarice et par un sot dédain.
Source : Gallica

Martial Marcet de La Roche-Arnaud Dénonciation au Roi , lettre adressée à S. M. Charles X, et remise à Mgr le Dauphin le 15 août… (1829)

SIRE, les grands et les courtisans n'ont jamais fait la puissance d'un prince, c'est le peuple seul que l'on a l'air de tant dédaigner. Les grands sont toujours ingrats, dès qu'on ne peut plus assouvir leur avarice ou leur ambition ; mais le peuple aime toujours son roi, quand son roi l'aime aussi, parce qu'il ne prétend ni aiix places, ni aux pensions. Il ne vous demande que la liberté, et la liberté qu'il veut, vous pouvez aisément l'accorder.
Source : Gallica

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