Anne Claude Louis de Feriet

Résumé

Anne Claude Louis de Feriet Mémoire au Roi, par M. le Bon de Feriet… (1815)

Couvert de blessures, ruiné de fond en comble, je ne viens point, comme tant d'autres, demander le prix de mes services et de mon sang ; je viens réclamer le seul bien qui me reste, l'honneur : cet honneur, qui m'est cent fois plus cher que la fortune et que la vie ; cet honneur pour lequel j'ai bravé tant de dangers, de Ails calomniateurs voudroient me le ravir; mais ils se trompent. VOTRE MAJESTÉ, jetant un coupd'oeil impartial sur tous ses enfans, fera tomber sur moi le regard de sa justice, et l'honneur me sera conservé.
Source : Gallica

Anne Claude Louis de Feriet Mémoire au Roi, par M. le Bon de Feriet… (1815)

Pendant trois ans consécutifs j'habitai Versailles et Paris tour à tour, à quelques voyages près que je faisois à Londres, lorsque j'y étois appelé par vos intérêts , ne négligeant rien pour rassurer votre parti , employant tous mes efforts pour en rapprocher les élémens dispersés, j'avois su, autant par mon bonheur que par mon adresse, fasciner les yeux vigilans de la police française. Je me liguai avec le général Servan, qui, projetant une grande révolution en France, m avoit confié ses desseins et les ressorts qu'il vouloit faire jouer pour mettre Buonaparte hors de la loi.
Source : Gallica

Anne Claude Louis de Feriet Mémoire au Roi, par M. le Bon de Feriet… (1815)

Mais non, SIRE, elle étoit fortifiée par mon dévouement à votre cause, par ma haine implacable pour vos ennemis.
Je rentrai dans la Vendée : le brave et généreux Desabbays voulut s'associer à mes dangers nouveaux. H sut me ménager une garde fidèle pour veiller à la sûreté du roi d'Espagne, et pour protéger son évasion.
Vous lé savez, SIRE, dans les projets les mieux concertés, il se trouve toujours quelques circonstances ennemies du succès, et que toute la prudence humaine ne peut prévoir.
Source : Gallica

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