Résumé

Casimir de Ladoue Le Dernier entretien de Mgr de Salinis… (1871)

Ne vous serait-il pas au moins possible, Sire, de protéger le dernier souverain légitime qui lutte encore en Italie contre la Révolution? L'opinion publique est convaincue que, sans votre concours, la Sicile ne serait jamais devenue la proie de Garibaldi et de ses bandes fanatiques. Quelle honte pour la France d'avoir associé son action à celle d'un homme qui représente tout ce qu'il y a de plus révolutionnaire en Europe!
Source : Gallica

Casimir de Ladoue Le Dernier entretien de Mgr de Salinis… (1871)

Votre ministère, Sire, a eu la main bien malheureuse dans le choix de son agent auprès du Saint-Siége; il a confié cette mission délicate entre toutes à un homme sans convictions religieuses, sans dignité, j'oserai dire sans pudeur. Quelle impudeur, en effet, que la publication de cet ignoble pamphlet où' rien n'est respecté, pas même le caractère du Souverain-Pontife ! Pour ceux-là même pour lesquels le pape n'est pas le vicaire de Jésus-Christ, il est du moins un souverain légitime, aussi digne de respect, par conséquent, qu'aucun des autres souverains.
Source : Gallica

Casimir de Ladoue Le Dernier entretien de Mgr de Salinis… (1871)

Monseigneur, je le sais, mais pour entreprendre contre un grand peuple une guerre qui serait formidable, il faut choisir son temps et son terrain. Le temps présent est on ne peut plus défavorable. L'Europe s'est persuadée à tort que je voulais procurer à la France des agrandissements territoriaux; au premier coup de canon, elle se lèverait tout entière contre nous. Le champ de bataille serait aussi très mal choisi. Il y a quelques années, Monseigneur, vous me disiez que l'Italie était minée par les sociétés secrètes
Source : Gallica

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