Résumé

Félix Le Peletier de Saint-Fargeau Au Roi, sur le serment à prêter par les maires et autres fonctionnaires publics… (1814)

Mon langage, Sire, sera celui delà vérité, et ne se sentira de la présence du Monarque que par le respect que l'on doit à un pouvoir constitué.
Je parlerai à Votre Majesté, Sire, le langage d'un ami toujours fidèle de la liberté publique, pour laquelle la France a tant fait de sacrifices, et est tombée dans tant d'erreurs.
On aime à penser, Sire, que si vous êtes un Roi digne d'écouter la vérité, et vous n'appellerez point trame ou rébellion la franchise d'un.
Source : Gallica

Félix Le Peletier de Saint-Fargeau Au Roi, sur le serment à prêter par les maires et autres fonctionnaires publics… (1814)

Sire, il faudrait être sincère, et moins on eut osé voir éclater une si noble ambition pour ceux même dont elle cimenterait les augustes destinées, plus il serait glorieux pour le monarque d'en avoir agi ainsi: c'est avec de telles actions, Sire, que l'on, commande à la Vénération des Peuples, et qu'on, s'érige un trophée impérissable de gloire dans l'histoire.
Mais arrêtez même vos transports, gens ennemis de la liberté publique ! Un triomphe passager ne serait pas une victoire éternelle ; les peuples se relèvent de leurs chûtes...
Source : Gallica

Félix Le Peletier de Saint-Fargeau Au Roi, sur le serment à prêter par les maires et autres fonctionnaires publics… (1814)

L'erreur dont il se compose tout entier est trop forte, est trop évidente pour rester indifférente à vos yeux et à ceux de nos deux chambres législatives : elles penseront sans doute que le serment des autorités ne doit pas moins embrasser la fidélité aux constitutions que la sûreté de la dynastie.
Il y a, Sire, dans la confection de ce serment oubli formel des droits publics ; il manque de la véritable force qu'il doit avoir ; il pêche par son essence, et par conséquent perd sa puissance politique et religieuse.
Source : Gallica

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