Armengaud-Bertrand

Résumé

Armengaud-Bertrand A quand la liberté ? (1862)

Par cette concorde nous tuerons ce que les impatients appellent le despotisme, car ses seuls aliments sont les idées réactionnaires des uns, l'immodération fébrile des autres qui veulent violer le progrès avant l'âge nubile, la routine de ceux-ci, les rêves creux de ceux-là, en un mot, les dissidences de l'opinion publique. Ne vous semble-t-il pas, en effet, que le front du maître doive se dérider, comme par enchantement, devant un peuple plein d'énergie vitale, quand toutes les volontés ne formeront qu'un faisceau unique?
Source : Gallica

Armengaud-Bertrand A quand la liberté ? (1862)

La Concorde est donc le piédestal du progrès, le piédestal de la liberté. Eh bien! silence à nos caprices mesquins! que notre mot d'ordre, à l'avenir, soit concorde ! Concorde autour de Napoléon, puisque seul il est sans aucun de ces antécédents dynastiques qui sont incompatibles avec le droit nouveau, le droit populaire. Plus de castes, plus de tribus, plus de privilèges'; ni la féodalité noble, ni la féodalité bourgeoise, mais le peuple, c'est-à-dire tous les fils de la grande famille française, le grand comme le petit, le petit comme le grand!
Source : Gallica

Armengaud-Bertrand A quand la liberté ? (1862)

C'est sottise d'ériger en mérite la stagnation et l'immobilité, comme si le temps n'avait pas des ailes, comme si l'essence de l'humaine nature n'était pas le mouvement, c'est-à-dire le progrès. Omettant donc les aveugles et les borgnes, que voulons-nous tous, nous, hommes de bonne foi, qui n'avons ni la stupide idolâtrie d'un passé mort, ni le fol enthousiasme d'un idéal introuvable? Ce que nous voulons, ce n'est pas la suprématie d'une couleur, d'une dynastie, d'une fraction sur une autre
Source : Gallica

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