Résumé

Marcellin de Bonnal Un Exilé à M. Louis Blanc, par M. de Bonnal… (1860)

La presse comme l'entend M. Louis Blanc, ce pouvoir formidable n'est qu'une usurpation ! Elle est le triomphe des minorités sur les majorités; la honte du droit du plus fort asservi à la violence du plus faible ; le despotisme de ce qui n'est pas sur ce qui est, et sur tout ce qui pourra être; c'est la mort sous les pas de tout gouvernement qui naît ; c'est la dissolution sociale, la dispersion humaine, la suprême expression d'un individualisme qu'on exalte depuis deux siècles, dont on a fini par faire le seul tout agissant.
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Un Exilé à M. Louis Blanc, par M. de Bonnal… (1860)

Parce qu'il faut un gouvernement, est-ce une raison pour que votre liberté ne soit complète et votre bien-être assuré qu'à la condition de pouvoir vilipender ce gouvernement ? Un gouvernement est-il fondé pour servir de pâture à l'esprit révolutionnaire? Nous ne le croyons pas : il est établi pour durer. Or, s'il y a crime à tenter le renversement de ce que tous ont fondé, le principe de la liberté absolue de la presse, qui est une permanente tentative de destruction, se trouve faux et n'est à nos yeux qu'un préjugé de notre peur moderne du silence féodal.
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Un Exilé à M. Louis Blanc, par M. de Bonnal… (1860)

Repousse-t-elle oui ou non le régime républicain ?
L'Empire subsiste-t-il dès-lors en vertu du droit ou de la force, quand huit millions de suffrages sur dix votent l'Empire et la fin de la république ?
De quel droit donc M. Louis Blanc relève-t-il la république en face de cette manifestation nationale ?
Vous voulez donc, Monsieur, le règne des minorités sur les majorités? Il faut oser le dire. Mais que devient alors votre principe démocratique? C'est donc une minorité aristocratique et la pire, que vous voulez substituer à une majorité, à une unanimité démocratique?
Source : Gallica

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